Les trois Lunes

Et la prophétie de la trinité du chaos s'accomplira...
 
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 Catharsis

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MessageSujet: Catharsis   Mar 18 Déc - 0:54

Catharsis
Revenante



Âge : 21 ans lors de ma mort, à présent le temps n’a plus d’importance.

Physique :
- Peau : laiteuse, mais sale
- Cheveux : longs, roux et très emmêlés
- Yeux : grands, ronds et verts mais définitivement tristes
- Taille : 1 mètre 65
- Signes particuliers : large plaie ouverte à la gorge d’où le sang ne coule plus depuis longtemps.
- Tenue habituelle : chemise blanche en haillon recouverte de sang séché à moitié rentré dans un pantalon de coton noir, épaisse ceinture de cuir bordeaux, longue veste d’épaisse toile noire et grosse bottes de cuir noir à large boucles argentées.

Mental : Taciturne et nostalgique.

- Qualités : capacité à approcher l’ennemi et asséner la première attaque avec une discrétion unique.
- Défauts : manque de volonté et de combativité : si sa première attaque n’est pas destructrice, tient difficilement un combat sur la durée.

Equipement :
- Un sabre long et lourd qu’elle manie avec talent lorsqu’il s’agit d’attaquer les ennemis par surprise.
- Une dague qu’elle garde dans sa botte dans le cas où elle se retrouve en mauvaise posture et que son sabre trop lourd, ne lui permet pas de poursuivre un combat au corps à corps.

Pouvoirs : détecte les présences en « sentant » leur âme

Faiblesses :
- Ne maîtrise pas la magie
- A perdu tous ses sens
- Ne maîtrise pas son passé


__________________
Son histoire



Chapitre I : Sa mort

Je ne me souviens pas de ma vie en tant que vivante. Aussi loin que je puisse remonter dans le passé, c’est de ma mort dont je me souviens le mieux. Ma mort a eu lieu bêtement, c’est du moins ce dont je me souviens.

Je me suis réveillée alors que j’étais étendue sur le pavé, vêtue de haillons, la gorge ouverte. Je gisais dans une mare de sang aux cotés d’un panier renversé qui, apparemment, avait contenu des fruits frais, à en juger les restes de pommes et de raisin écrasés sur le sol. Je me suis alors levée, l’esprit vide, sans vraiment comprendre ce qu’il venait de se produire. L’esprit complètement flou, je me suis ensuite assise contre la façade d’une des vieilles bâtisses de la rue dans laquelle je m’étais éveillée. Il faisait nuit et au-delà de quelques aboiements et rires lointains, il n’y avait personne aux alentours. J’étais hagarde, un peu hébétée, j’attendais de comprendre quelque chose. Un gros chat gris surgit de la ruelle adjacente et s’approcha lentement de la mare de sang qui était à quelques mètres de moi en ronronnant. Il renifla puis en but quelques gorgées de sa langue rêche dont j’imaginais l’odeur fétide des cadavres de poissons dont il devait s’être repus quelques minutes auparavant à en croire son air satisfait. Ayant léché quelques gouttes du sang, il eut un mouvement de recul. Il leva la tête vers moi, me perçant de ses yeux agressifs et poussa soudain un miaulement strident en hérissant ses poils. Je sursautai et il s’enfuit aussitôt.
Je tentais alors de reprendre mes esprits, de récapituler brièvement la situation. Je tâtais ma gorge et sentis une large fente ouverte d’où s’écoulait encore quelques goutes du même sang qui recouvrait le sol. Je récapitulais alors tous les éléments dont je disposais pour essayer de comprendre, sans trop de conviction. Le panier de fruit, ma gorge ouverte, mon habillement : j’en déduisis un peu hâtivement, pressée de trouver une explication, que j’étais pauvre et vendais des fruits dans les rue marchandes de la ville, qu’en rentrant chez moi un brigand m’avait attaqué afin de voler mon pécule. J’avais du résister, il m’aura égorgée.

On ne demande pas aux nouveaux nés de se rappeler de leur naissance. J’ai de ma mort ce souvenir étrange mais présent. A vrai dire, j’ai parfois l’impression que ce dont je me souviens ne correspond pas vraiment à ce qui s’est passé, qu’on me l’a raconté.


Chapitre II : L’Aube de sa nouvelle vie

Je passai les heures qui suivirent ma mort à errer dans les rues sombres et silencieuses de la ville ou j’ai déduit sans trop chercher que j’étais née et où, à présent, j’étais morte : Fécamp. Je croisai quelques jeunes hommes accompagnés de prostituées qui ne me portèrent aucune attention malgré ma gorge béante et le sang qui recouvrait mes haillons. Lorsque le matin se leva, j’étais arrivée au port de Fécamp, là où de nombreux bateaux déversaient déjà leurs caisses de poisson puant sur les quais. C’est de cette façon que je me redis compte que les odeurs nauséabondes des restes de la veille mêlées à la transpiration des pêcheurs et des marchands grouillants sur le quai ne m’irritaient pas les narines et ne provoquaient pas en moi cette nausée qu’il me semblait avoir tant de fois ressentie. C’est alors que je pris conscience que j’étais pieds nus, mon assassin m’ayant probablement aussi volé mes chausses, et que je ne ressentais ni le froid des pavés, ni la blessure des gravats les recouvrant ici et là. J’avais en effet perdu tous mes sens : j’étais morte. Je sentais pourtant la présence de toute cette masse humaine s’accumulant de plus en plus vers le port où le marché allait bientôt commencer. Je compris par la suite, que c’était leur âme que je sentais. Je flairais ce qu’ils avaient de vivant en eux, ce que j’avais perdu. A partir de ce moment, je compris cet état de latence dans lequel je me trouvais depuis que je m’étais éveillée, cette espèce de demi-conscience de moi-même. J’étais une revenante, une sorte de fantôme pour les autres, pourtant emprisonnée dans un corps dépourvu de tous ses avantages, c’est-à-dire la capacité à percevoir les sensations physiques. Les émotions, je ne les ressentais plus qu’à moitié, comme une sorte de souvenir.

C’est donc ainsi que s’est déroulé l’aube de ma nouvelle vie, du moins c’est le souvenir que j’en ai. Je parle en effet de vie lorsque je raconte mon histoire, puisque je ne me souviens de rien avant ma mort. Pour moi, mon histoire commence là. C’est tout ce que j’en connais. Pourtant, mon existence en tant que morte ne comporte absolument rien d’attrayant, jusqu’à ce que très récemment, je décide de partir à la recherche de quelque chose qui pourra me sauver de cette profonde nostalgie dans laquelle je suis constamment plongée. C’est une étrange nostalgie, une tristesse perpétuelle qui pleure une vie dont je ne me souviens pourtant plus.


Chapitre III : La Lune d’Albâtre

N’ayant plus besoin d’assouvir des besoins qui m’étaient autrefois vitaux, je passai des mois à parcourir les rues de Fécamp sans ressentir ni sommeil, ni faim. Au cours de ce périple sans but, je me rendis compte très vite que j’avais été aveuglée par ma propre condition et que de nombreuses autres créatures telles que moi - des morts-vivants, osons le mot - peuplaient la ville et constituaient même une population parallèle à celle qui s’agitait la journée. Elle était bien moins nombreuse, mais non moins présente. Ils investissaient parfois quelques tavernes dans lesquelles ils se réunissaient la nuit, mais la plupart du temps ils s’attroupaient dans les maisons croulantes laissées à l’abandon. Nous n’avions pas à craindre la présence des vivants puisqu’il ignorait de toute façon notre présence, mais les côtoyer nous mettaient extrêmement mal à l’aise. Parmi les quelques autres créatures non-vivantes dont je fis la connaissance, certaines étaient ici depuis longtemps, mais la plupart n’étaient que de passage, condamnés à errer à la recherche comme moi de quelque chose qu’ils ne connaissaient pas forcément.

Au fil des nuit, j’ai fini par entendre parler d’un mystérieux équipage de pirates, qui approchait du port et accosterait quelques heures plus tard pour se ravitailler. D’après ce qu’en disaient les autres, l’équipage était intégralement composé de morts-vivants qui avaient montré plus d’une fois leur courage mais aussi leur cruauté envers leurs ennemis. Ils avaient découvert des îles et des trésors que nul autre équipage n’aurait eu la volonté d’aller rechercher tant les dangers étaient grands et les conditions difficiles. Cette description me fit forte impression et j’entrepris d’aller guetter leur arrivée.
C’est alors qu’à la nuit tombante, alors que le port avait été déserté par les badauds, je vis se profiler dans la brume la forme sombre et inquiétante du navire qui, dès lors, allait réveiller mon ambition : la Lune d’Albâtre. Cette vision m’avait ébranlée. J’étais subjuguée par la beauté du bateau et pour la première fois depuis ma mort, je ressentais une réelle émotion. Je me résolue à rester dans l’ombre, observant l’amarrage du navire à quai, guettant le moment où j’apercevrai les premiers membres de l’équipage.


__________________



HRP : Voilà, je sais c'est long, et pourtant je n'ai pas terminé Very Happy
Je dois encore raconter ma rencontre avec l'équipage. Je pauffinerai également quelques détails par la suite.
Bonne lecture Wink
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