Les trois Lunes

Et la prophétie de la trinité du chaos s'accomplira...
 
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 Entre deux aventures...

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ElLobo
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MessageSujet: Entre deux aventures...   Mer 5 Déc - 16:23

Éveil et réveil... veille et rêves... :
ElLobo

Le Lord était plongé dans une étrange léthargie, une somnolence qui lui était inconnue depuis si longtemps... L'entité était restée de si nombreuses années dans son corps et son esprit que les choses humaines lui étaient maintenant presque étrangère, plus lointaine encore qu'un très vieux souvenir.

Il errait dans un lieu qu'il ne connaissait pas. Un long couloir, sombre, froid. Aux murs, des portraits, des armes, des toiles d'araignées sans nombre, quelques torches de-ci de-là pour guider les pas de celui qui s'aventurait ici. D'ailleurs, il entendait des pas. Mais ils étaient si légers que ce ne pouvait pas être les siens. Il regardait autour de lui, inquiet, tous les sens en éveil mais sans pouvoir être maître de son corps. Son corps? Non! Ce corps dans lequel il était. Une fois de plus il avait le sentiment de ne plus s'appartenir. Il tentait de deviner l'apparence qu'il avait mais ne pu rien détecter. Le temps passait, la distance aussi et toujours ce silence seulement ponctué par le frottement de la marche.

Tout à coup, celui par les yeux duquel il voyait s'arrêta devant une porte et frappa discrètement. La main était petite, mais la taille aussi. toujours aucun indice. À moins que ce ne fut le décors qui soit particulièrement grand... Une voix masculine, grave, autoritaire, suave autorisa le visiteur à entrer dans cette nouvelle pièce. La porte semblait lourde, pourtant elle s'ouvrit sans le moindre bruit. Lord et son hôte entrèrent dans une petite pièce bien chauffée, éclairée par de multiples bougies dégoulinant sur des chandeliers qui n'avaient pas été nettoyé depuis des lustres. Des étagères emplies de livres montaient du sol au plafonds. Dans un coin, un vieux miroir renvoya au pirate l'image d'un corps gracile, mince, mais cela se passa si vite qu'il ne pu en déterminer le sexe. Des cheveux mi-longs, bruns, un visage ovale fin, une tenue souple et une épée au côté. Voilà tout ce qu'il avait pu saisir dans le reflet fugitivement aperçut. Pourtant, un détail... Un petit furet lové au cou l'avait regardé avec un air étrange qui ne lui était pas inconnu.

"C'est le moment de faire ton choix" dit l'homme. "Est-ce que tu as choisi ton nom et lui sa forme?
-Oui maître, nous avons choisi ce que nous voulons être.
-Bien, en ce cas, note-le sur ce parchemin. Mais tu sais que c'est irrévocable par quelque moyen que ce soit." Son air était dur mais sa voix trahissait quelque chose d'autre. "Toute la cérémonie marquera la fin de ton apprentissage avec moi. Tu devras partir seule, avec ton animal et tu ne pourras revenir que les pieds devant.
-Je sais tout cela maître. Mais vous, comment avez-vous fait pour demeurer et former les autres comme moi?
-...
-Maître?
-Écris. Tu n'es pas tenue de savoir ce genre de chose. Mais tu es si pugnace que tu devrais pouvoir le découvrir par toi même."

La jeune personne saisi la plume et le parchemin que lui tendait l'homme. Il était vierge. L'encre, entre noir et violet, était bue par le papier mais avant l'absorption presque immédiate, Mc-Kie eu le temps de lire Fortuna, perroquet, Lucita, ElLobo... avant que tout ne se brouille et devienne flou, comme un rêve incertain.

Cela faisait des heures qu'il tentait d'établir le contact avec la jeune femme sans y parvenir et voilà que tout à coup, sans s'en rendre compte, il s'était retrouvé dans ses souvenirs. Mais où était-ce? Il faudrait qu'il lui pose la question. Pour l'instant, il restait discret dans l'esprit de la jeune adolescente qu'elle était encore. Son maître la regarda avec un air étrange. Il entra au plus profond de son regard, si loin que le Lord frémit d'être découvert tout en se disant que ce n'était pas possible. L'homme, tout de noir vêtu, sondait l'âme de son interlocutrice à la recherche de quelque chose... Puis, il lâcha le regard qu'il tenait. Alors le furet se laissa glisser sur le grand bureau en portant le parchemin et en se transformant en un petit singe gracieux et malicieux. Une nouvel échange eu lieu entre l'homme et l'animal qui resta grave et attentif pendant tout le temps que cela dura. Puis, il revint se nicher dans le cou de la jeune fille sous la forme d'une petite souris. ElLobo sorti de la pièce avec un regard embrumé. La porte s'ouvrit et se referma sans bruit et elle reprit le chemin qu'elle avait emprunté dans l'autre sens. Son pas était plus rapide, son souffle entrecoupé, la rage lui montait du coeur mais pourquoi?




Balmung

L’aventure était enfin terminée et tout l’équipage fut de retour sur le navire. Bizarrement le chemin du retour paru très rapide, le fait de l’absence de tout piège devait y être pour quelque chose. Une fois sur le bateau le Lord donna les instructions pour le départ tandis que Balmung se dirigeait vers sa cabine. A l’intérieur, il s’écroula sur son lit et tout a coup une sensation étrange parcouru tout son corps. Il sentait des crampes dans tous ses muscles, cette douleur était très intense et ne cessait d’augmenter en intensité. Cela devenait insupportable jusqu’au moment où sa vue commençait à se brouiller et où il perdit connaissance.
Un liquide noir sortait de tous les pores de la peau de l’ange inconscient, de plus ses ailes blanchissaient à vu d’œil. Ses cheveux raccourcissaient et devenaient de plus en plus blanc pour devenir finalement argenté. Devant lui le liquide commençait à se condenser pour former une silhouette féminine. On distinguait ses longs cheveux noirs, des écailles aussi noires que le néant recouvrant presque tout son corps, un visage extrêmement pâle (cependant elle avait des lèvres d’un rouge intense), elle portait des habits d’un sombre profond ; c’était Shikome.
Elle s’assit sur la chaise posée près du bureau, puis quand elle vit qu’au bout d’une vingtaine de minute l’ange ne se réveillait pas, elle le gifla violemment (ce qui eut pour effet de le réveiller de son inconscience temporaire).
« -Tu es enfin réveillé, tu n’as pas dû supporter la séparation.
-Ca c’est le moins que l’on puisse dire. Mais pourquoi avoir fait cela ?
-C’est simple pourtant, nous sommes tous les deux épuisés par cette aventure et dans ton corps je ne récupèrerais pas plus vite, bien au contraire. En temps normal je devrais me servir d’un peu de ton énergie pour récupérer plus vite et il en va de même pour toi, mais vu que nous sommes tous deux au bout du rouleau nous ne ferons que nous gêner mutuellement et de ce fait nous ne pourrions pas guérir normalement.
-Je comprends… Mais ne t’avise pas de faire cela en public, il faut éviter pour l’instant que les membres de l’équipage sachent que tu existe. Même si je doute que cela va rester secret bien longtemps, ils ne sont pas dupes.
-En effet, mais je ne pense pas qu’ils puissent faire la différence entre nos deux énergie vu que nous n’avons jamais été séparés en leur présence.
-Peut être, mais rien n’est sûr, je ne connais pas leurs véritables pouvoirs…Bon, la nuit est tombée alors il est temps de dormir, sinon nous ne serons pas opérationnels pour aider nos coéquipiers sur le navire… Je te laisse le lit, je dormirais dans le coin là.
-C’est très gentil de ta part. »
L’ange se leva lentement et s’assis dos au mur dans un coin de la pièce, Shikome alla s’allonger délicatement sur le lit. Tout deux s’endormirent rapidement tandis que le navire voguait tranquillement sur une mer d’un calme plat.




Ladykri

Sur le bateau, Ladykri s’inquiétait : Cela faisait un peu plus de 2h qu’ils avaient quitté le port, et laissé Thomas à terre. Ils ne s’étaient pas aperçu de son absence, jusqu’au moment où Ladykri le chercha pour lui montrer une lettre d’un ancien compagnon d’infortune. Elle l’avait chercher partout, remuer ciel et terre pour le retrouvé, mais ce fut en vain. La Lady en conclu donc qu’il était resté à terre. Des centaines de vision d’horreur lui défilaient sous les yeux. Elle retrouva Balmung dans sa cabine lui faisant part de ses craintes.

« -…Et si il lui est arrivé quelque chose ?
- Ne te fais pas d’idées noires… Il a peut être voulu s’en allé tout court.
- Il nous aurai prévenu non ?
- Peut-être, sauf que là, si il a vraiment décidé de partir, il ne l’a pas fait !
- Ce n’est pas son genre… Partir sans prévenir… Il aurait laissé une lettre où quelque chose du genre pour nous le dire.
- Sûrement, enfin, si il lui est arrivé quelque chose, il faudrait s’en assuré. Mieux vaudrait prévenir le capitaine. Tu ne trouves paAAAAAAAAAAH !!THOMAS !!! CA NE VA PAS LA TÊTE DE FAIRE CA ???? »

Le Thomas en question venait d’apparaître juste entre Balmung et Ladykri. Il a du se téléporter. Lady ne savait pas qu’il y avait sur le navire, d’autres personnes capables de disparaître et de réapparaître autre part. L’ange de la mort étira ses lèvres en un large sourire, puis dit :

« - Vous pensiez quand même pas être débarrassé de moi ?
- Oh non !!. Où était tu passé ?
- Plutôt, VOUS où vous êtes passés ? Vous m’avez abandonné !
- On ne peut pas parlé d’abandon là ! Tu n’étais pas sur le navire, c’est ton problème. Bon sinon, je vous laisse les gars. A demain.
- Bonne nuit.
- Ouais vous aussi »


Il faisait froid ce matin là, quand une ombre parmi la brume apparut sur le pont, alors que Lady était entrain de faire quelques exercices d’assouplissement. C’était Ludovik. Elle se redressa, le prit par le bras et l’écarta de la vue de tout le monde.

« - Alors tu y est, on part quand ?
- Bientôt, Eliane nous a donné le feu vert.
- Ah, bien alors ! On fait quoi maintenant ?
- Marshmal viendra, il nous dira quand nous plierons bagage. »

Il se leva, et regarda alentours pour voir si personne ne les regarder, puis il continua.

« - Il devrait venir ce soir, tu commence déjà à préparer ce qu’il te faut, nous gagnerons du temps…J’ai comme l’impression qu’on nous observe… »

Il s’écarta à nouveau, et il vit cette fois ci une personne tapi dans l’ombre, qui les regardait. Il s’avança en courant vers le fouineur, qui tentait de s’en allait en courant. Ses petites jambes ne lui permettant pas d’aller très vite, il fut vite rattrapé par le jeune homme. Ce dernier attrapa la petite personne par le bras et le tira en arrière.
Il était petit, vraiment petit, il ne devait pas faire plus d’1m 40. Ses cheveux gris crasseux étaient maladroitement coiffés, et des morceaux de feuilles pendaient délibérément de sa petite tête.
Ludovik le traîna derrière lui jusque devant Ladykri et lui montra sa trouvaille.

« - Tu le connais ?
- Il me semble l’avoir déjà vu…
- Où ça ?
- Je sais plus, questionne-le ! »

Il se tourna vers le petit monstre, lui lança un regard féroce, et lui demanda d’un ton sec, désagréable.

« - Qui est tu ?
- …
- QUI est tu ?
- Blgthaze…
- Hein ? Parle !!!
- Blagathazert !! »

Lady ouvra des yeux aussi gros qu’une pièce de 5 Dk. Elle connaissait ce nom, pour l’avoir entendu tellement de fois durant son enfance. Il était souvent le sujet de dispute de ses parents. Elle avait tellement de haine dans le cœur, à l’idée de penser que cette petite créature assise là sous ses yeux, était peut être la raison de la mort de son père. Dès son plus jeune âge, elle comptait le retrouver… Pour le tuer ? Peut être… Elle avait réussi à le capturer une fois, elle n’avait même pas 10ans à cette époque là. Mais elle était déjà une grande guerrière, très douée pour les chasses à l’homme. Aussi vite l’avait elle capturer, que déjà il avait réussi à lui filer entre les doigts. Elle avait abandonner l’idée de le retrouver, et c’était consacré à autre chose.
Plusieurs années après ces faits, elle était à nouveau devant lui. Elle le regardait dégoûtée, et se demandait si elle devait lui poser certaines questions qui étaient rester sans réponse après qu’il lui eut filer des doigts.
Le Lord qui regardait aussi le petit personnage d’un air tout aussi dégoûter et écoeuré que Ladykri. Il demanda :

« - Qui t’envoie ?
- Je ne sais pas si je peux…
- QUI ??
- Vo-votre père Lord Ludovik.
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ElLobo
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MessageSujet: ...   Mer 5 Déc - 16:25

ElLobo

Le Lord s'éveille en sursaut au contact du bec de Fortuna sur sa main. L'oiseau venait de le mordiller doucement. Son regard se dirigeai immédiatement vers le lit face auquel il était toujours assis. ElLobo avait les yeux grands ouverts. Mais ils semblaient éteints. Vides. Il se leva et s'approcha. Il mit sa main sur son front qui était frais. Elle cligna des yeux au contact de la main du Lord mais rien d'autre. Il approcha sa chaise de la couche ainsi qu'un broc d'eau et une petite pile de linges. Il bassina le visage de la jeune pirate en insistant sur les lèvres qui étaient sèches. Le perroquet, posé sur la tête du lit observait cet étrange manège entre les deux humains. D'un côté, il était jaloux que ce soit ce capitaine qui soigne ElLobo. Il le détestait car il la détournait de se pour quoi elle avait été formée si longtemps et si durement et bien qu'il ai contribué un peu à cet apprentissage, il ne pouvait se résoudre à lui faire confiance. D'un autre côté, il préférait que ce soit lui plutôt que tout autre qui la veilla car tous ces morts vivants lui donnait la chair de poule, à lui, un perroquet! C'était un comble mais il n'y pouvait rien. Quelle idée avait eu ElLobo de s'embarquer sur ce navire! Il aurait du insister pour qu'elle renonce.
Mais les pensées de Fortuna furent interrompues par un raclement de gorge. Il leva les yeux et vit sur lui le regard sombre de Mc-Kie.
"Je ne sais pas comment ça se fait, mais j'entends tout ce qui se passe dans ta petite tête Fortuna alors soit un peu plus poli ou alors éloigne toi... sinon je serais contraint de faire de toi mon porte-plume attitré..."
Fortuna grinça du bec et se retourna, boudant face à la paroi de la cabine ce qui fit rire le capitaine qui, pourtant, n'en avait pas le coeur...

Pendant ce temps, ElLobo se mit à bouger un peu. Elle cligna des yeux, regarda autour d'elle mais son visage demeura impassible. Elle s'appuya sur son coude pour se relever un peu mais elle était si faible qu'elle se laissa vite retomber sur son oreiller. Le Lord se pencha vers elle mais elle se recula dans un geste réflexe. Est-ce qu'elle ne le reconnaissait pas? Il se recula, la regarda en silence. Il pris une timbale qui était accrochée au mur, l'empli d'eau et la lui tendit sans un mot. Elle le prit, le vida d'un trait. Il lui en servi un deuxième puis un troisième.
"As-tu faim?"
Elle ne dit pas un mot mais opina du chef.
"Je vais voir ce que je peux trouver." Il sorti après lui avoir jeter un regard étrange. Il longea les coursives, allant vers les cales. Pourtant il savait qu'il ne trouverait pas grand chose. Avec un équipage de morts vivants, les vivres sont une perte de places de stockages qu'il vaut mieux utiliser pour la poudre et le rhum... Il trouva cependant un vieux bout de viande séchée. Puis, en allant dans sa propre cabine, il rapporta des fruits secs dont il aimait la forme (seule et unique raison de leur présence en ce lieu). Il retourna dans la cabine de ElLobo. Cette dernière était maintenant assise sur son lit. Il lui tendit le peu qu'il avait trouvé. Elle le mangea rapidement, malgré la dureté de la viande. Puis elle bu une grande rasade d'eau. Après plusieurs minutes d'immobilité, elle regarda le Lord dans les yeux et lui demanda mentalement ce qui c'était passé. Il le lui conta. Elle semblait contrariée mais n'en dit rien.

Elle posa les pieds au sol, enfila ses bottes, agrafa sa cape, coiffa son chapeau, ceignit son épée et sa dague puis se dirigea vers le centre de la pièce. Elle sorti sa dague et commença à chercher. LordX-McKie savait ce qui allait se passer. Mais il resta parfaitement immobile et silencieux. Elle trouva ce qu'elle cherchait, ouvrit la toile de l'espace, s'y engouffra. Alors seulement l'homme lui demanda, à haute voix:
"Quand penses-tu revenir?
-Je ne sais pas.
-Penses-tu revenir?
-Je ne sais pas non plus. Pour le moment, j'ai beaucoup de choses sur lesquelles il me faut réfléchir. Et je dois me reposer, récupérer de cette aventure.
-Y a-t-il un moyen pour que je te contacte en cas de problème?
-Non, il n'y en a pas. Mais j'enverrai Fortuna de temps en temps pour savoir ce qu'il se passe ici."

Avant que le Lord ai pu ajouter quoi que ce soit, il senti le lien s'estomper puis disparaître à mesure que l'ouverture se refermait sous les doigts de la jeune femme. Il se retrouva alors parfaitement seul dans la cabine. Seul avec le bruit des gréements, des vagues, des mouettes, des membres de l'équipage qui vaquaient à leurs travaux et surtout seul face à lui-même. Et c'est peut-être ce qui le laissait le plus dubitatif...




ElLobo

ElLobo était lasse. Elle savait qu'il lui fallait partir si elle voulait ne pas y laisser sa peau au sens propre comme au sens figuré. Elle avait tout donné dans les derniers combats, tout comme les autres membres de l'équipage d'ailleurs.(hrp malgré l'absence de leurs post pour confirmer... c'est peut-être pour ça qu'elle part... hrp).

C'est pour cette raison qu'elle avait ouvert le chemin de ses souvenirs au Lord afin qu'il comprenne. Mais le message avait-il été clair et bien compris, elle n'en avait pas la moindre idée. Fortuna avait fait le relais du mieux qu'il avait pu mais la sensibilité de mentaliste du capitaine était-elle toujours aussi aigue depuis qu'il n'était plus sous l'emprise de l'entité qui l'avait dominé pendant tant de temps? Elle n'en avait pas la moindre idée (hrp vu là encore l'absence de post hrp). Une fois rassasiée, elle s'était donc levée, bien que cela lui ai coûté un effort considérable, avait ouvert une fenêtre qu'elle connaissait bien, mais en prenant un raccourci, car elle savait qu'elle n'aurait pas la force de marcher sur la plage pour rejoindre l'auberge. Elle arriva donc directement dans la chambre qui en tous temps était, est et sera la sienne. Elle s'effondra sur le lit, ne pouvant plus tenir sur ses jambes une fois qu'elle eut fermé le fenêtre. Fortuna qui connaissait les lieux se dirigea vers une petite ouverture pratiquée dans la porte. Il voleta sous le plafond bas et à demi dans la pénombre puis se posa sur une perchoir qui ornait un coin discret d'un long bar de bois brillant sur lequel avaient du s'endormir des générations de marins ivres, de filles et de pirates.

Il ne dit rien, ne fit pas un mouvement. Il savait que c'était inutile car la maîtresse de maison avait toujours eu un sixième sens pour savoir quand lui et sa jeune protégée arrivait en ce lieu. Et cela ne tarda pas. Elle le vit et commença à s'affairer bien que la salle ne compte qu'une poignée de clients qui la regardèrent avec surprise. Elle appela le garçon de salle, lui donna des instructions et se dirigea vers les cuisines. Elle prépara un bol d'un épais bouillon, sorti une brioche du four et se dirigea vers la chambre après avoir mis un baquet d'eau à chauffer. Puis, elle alla dans la chambre. ElLobo avait réussi à grand peine à se hisser sur le lit. Maria pose alors son plateau sur une table proche et commence par redresser ElLobo sur ses oreillers, lui enlève cape, bottes, chapeau, armes, ceinturon et s'approche pour lui faire boire doucement le bouillon. Au bout d'un moment, elle se lève, va chercher l'eau désormais chaude, fini de dévêtir la jeune femme non sans froncer le sourcil en voyant les marques des combats sur le corps mince. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ElLobo est dans l'eau chaude, avec de la brioche dans la bouche et une grande flambée dans l'âtre. Son corps et son esprit commencent à se détendre, un vague sourire de remerciement et de bien-être entre-ouvre ses lèvres tandis qu'elle s'endort dans l'eau chaude.

C'est le dernier souvenir qui lui vienne lorsqu'elle se réveille enfin ayant perdu toute notion du temps. Le soleil est au zénith, une brise fraîche entre par la fenêtre ouverte, Fortuna est perché sur le pied du lit. Dehors, des mouettes se battent un poisson, la mer joue dans les galets de la plage. Elle s'étire comme un chat paresseux en poussant un petit grognement de plaisir, se retourne et regarde à l'extérieur, rêveuse, sereine, fatiguée mais ayant de nouveau envie de vivre.
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